Cèdre pleureur pour parcs et grandes perspectives
Cèdre de l’Himalaya · Cedrus deodara
Persistant au port pleureur ample, le Cedrus deodara s'inscrit dans la lignée des grands conifères de parc spécifiés depuis le XIXe siècle. Sa silhouette en fait un sujet de premier plan pour compositions de grande échelle.
À propos de cette espèce
Parmi les vrais cèdres, le Cedrus deodara se distingue par la souplesse de son port. Là où le Cedrus libani affirme une charpente horizontale étagée et le Cedrus atlantica une silhouette plus rigide, le déodar développe des branches retombantes et un sommet qui s'étale en vieillissant. Il offre, par rapport à ces espèces, un volume persistant plus souple, qui capte la lumière dès la moindre brise.
De toutes les espèces du genre, c'est celle qui supporte le mieux la chaleur estivale combinée à une humidité atmosphérique notable, ce qui élargit son emploi de la Provence au littoral aquitain. Il demande un sol profond, frais à bien drainé, idéalement à tendance acide, et redoute les terrains tassés ou stagnants. Sa rusticité atteint environ -25°C sur les provenances ordinaires, suffisante pour la plupart des régions françaises hors zones continentales sévères, où l'on s'orientera vers des clones type 'Karl Fuchs' ou 'Shalimar', sélectionnés à partir de semences du Cachemire et de…
Parmi les vrais cèdres, le Cedrus deodara se distingue par la souplesse de son port. Là où le Cedrus libani affirme une charpente horizontale étagée et le Cedrus atlantica une silhouette plus rigide, le déodar développe des branches retombantes et un sommet qui s'étale en vieillissant. Il offre, par rapport à ces espèces, un volume persistant plus souple, qui capte la lumière dès la moindre brise.
De toutes les espèces du genre, c'est celle qui supporte le mieux la chaleur estivale combinée à une humidité atmosphérique notable, ce qui élargit son emploi de la Provence au littoral aquitain. Il demande un sol profond, frais à bien drainé, idéalement à tendance acide, et redoute les terrains tassés ou stagnants. Sa rusticité atteint environ -25°C sur les provenances ordinaires, suffisante pour la plupart des régions françaises hors zones continentales sévères, où l'on s'orientera vers des clones type 'Karl Fuchs' ou 'Shalimar', sélectionnés à partir de semences du Cachemire et de l'Hindou Kouch.
Le feuillage, en aiguilles regroupées par bouquets de vingt à trente sur les rameaux courts, varie du vert glauque au bleu argenté selon les provenances. La croissance, de l'ordre de trente à soixante centimètres par an en situation favorable, place rapidement le sujet à l'échelle d'une grande allée ou d'un parc paysager. Originaire des forêts de l'Himalaya occidental, où il occupe l'étage forestier entre 1 500 et 3 200 mètres, il conserve en culture européenne une bonne tolérance à la pollution urbaine.
Son emploi se prête au sujet isolé sur grande pelouse, à l'écran persistant sur les marges d'un domaine ou à l'alignement espacé en composition de parc. Sa résistance aux cervidés et sa tolérance modérée aux embruns ouvrent un usage en arrière-littoral atlantique, à condition que le sol ne soit ni franchement calcaire ni asphyxiant.
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